Le maintien du niveau de vigilance
Le 23 septembre 2026, la Cellule régionale « sécheresseLa sécheresse est un phénomène naturel où la disponibilité de l'eau diminue en raison du manque de précipitations, ce qui - à terme - peut engendrer une pénurie d’eau. A ne pas confondre avec ‘vague de chaleur’ et ‘canicule’ même si celles-ci ont un impact sur les disponibilités en eau (augmentation de la demande). » de la Région bruxelloise s’est réunie sous l’égide de la plateforme de coordination de la politique de l’eau, pilotée par Bruxelles Environnement. Les différents opérateurs et acteurs de l’eau (VIVAQUA et Bruxelles Environnement) et les services chargés de la prévention, sécurité et gestion de crise (safe.brussels) ont dressé ensemble le bilan de la sécheresse, en accordant une attention particulière à l'approvisionnement en eau potable.
Après un printemps et un été marqués par la sécheresse et plusieurs vagues de chaleur, le début de l’automne est également particulièrement sec. Tant l’approvisionnement en eau potable que la situation dans les espaces naturels restent des points d’attention majeurs.
C’est pourquoi la Cellule régionale « sécheresse » a maintenu le niveau jaune, à savoir la phase de vigilance en Région bruxelloise. Le niveau jaune implique la mise en place de certaines mesures par les autorités et appelle à une utilisation raisonnée de l’eau du robinet. Il s’agit d’une responsabilité collective, partagée par les administrations publiques, les citoyens et citoyennes, les entreprises et les clubs sportifs.
Quels éléments sont pris en compte pour activer le niveau jaune ?
La décision de maintenir le code jaune tient compte de différents indicateurs :
- La pluviométrie : les prévisions de l’IRM n’annoncent pas de précipitations importantes à court terme. La situation de sécheresseLa sécheresse est un phénomène naturel où la disponibilité de l'eau diminue en raison du manque de précipitations, ce qui - à terme - peut engendrer une pénurie d’eau. A ne pas confondre avec ‘vague de chaleur’ et ‘canicule’ même si celles-ci ont un impact sur les disponibilités en eau (augmentation de la demande). s’accentue donc au fil des semaines. L’état en Région bruxelloise est d’ailleurs passé de sec à extrêmement sec.
- La production et la distribution d’eau potable : la distribution d'eau par VIVAQUA se fait actuellement normalement. VIVAQUA surveille toutefois de près la situation et est particulièrement attentive à l’évolution de la consommation d'eau. Les consommations en Région bruxelloise sont stables actuellement et devraient le rester dans les jours à venir.
- Le débit des cours d’eau et l’état des étangs : les débits des principaux cours d’eau non navigables ne présentent pas de niveaux critiques pour la saison. Actuellement, 2 étangs sont touchés par une crise de cyanobactéries, à savoir le Leybeek à Watermael-Boitsfort et le plus petit étang du parc Roi Baudouin à Jette. Bruxelles Environnement continue le suivi de la situation.
- Les niveaux des eaux souterraines : les niveaux de différentes nappes d’eau continuent leur baisse. Les niveaux atteints sont désormais plus bas que la normale pour la saison.
- Le risque d'incendies en milieu naturel : cet indicateur reste en vert suite aux constatations de terrain de Bruxelles Environnement et à l’évaluation faite par l’Agence flamande de la nature et des forêts pour la province du Brabant flamand. Toutefois, la météo actuelle et les prévisions nécessitent d’être vigilant. Bruxelles Environnement rappelle qu’il est interdit d'allumer des feux en forêt et dans les espaces verts régionaux. Il est également interdit de jeter des mégots de cigarette (ou tout autre déchet) par terre.
- La navigation : les restrictions appliquées à la navigation de plaisance ont été levées. Les niveaux d’eau étant restés normaux, ces mesures conservatoires ne sont plus nécessaires.
Une attention particulière accordée à l'approvisionnement en eau potable
Bien que la production et la distribution d’eau potable se déroulent actuellement normalement, VIVAQUA continue de suivre la situation de près et de prendre des mesures pour prévenir toute pénurie d’eau. Ainsi, VIVAQUA dispose d’une certaine marge de production qui peut être mobilisée si nécessaire. Cette marge peut être obtenue grâce à ses captages d’eau de réserve et à une réduction des fournitures à ses clients d’eau en gros.
Le débit de la Meuse, qui conditionne les volumes de la production d’eau potable sur le site de captage de VIVAQUA à Tailfer, fait également l’objet d’un suivi attentif. Actuellement, le débit reste bas et oscille près du seuil des 19m³/s. Si le débit descend en dessous de ce seuil, VIVAQUA est tenue de diminuer sa production sur le site de Tailfer. Dans ce cadre, un dialogue a lieu avec les autorités wallonnes pour, le cas échéant, convenir des volumes de production supplémentaires autorisés.
Conseils pour économiser l'eau
La consommation domestique représente plus de 2/3 de la consommation totale de l'eau en Région bruxelloise. Tant que la sécheresseLa sécheresse est un phénomène naturel où la disponibilité de l'eau diminue en raison du manque de précipitations, ce qui - à terme - peut engendrer une pénurie d’eau. A ne pas confondre avec ‘vague de chaleur’ et ‘canicule’ même si celles-ci ont un impact sur les disponibilités en eau (augmentation de la demande). persiste, il est recommandé d’économiser l’eau grâce à quelques gestes simples :
- Évitez les usages non essentiels de l'eau du robinet, comme le nettoyage de véhicules, le nettoyage de terrasses et trottoirs, l’arrosage des pelouses et des plantations (à l’exception des jeunes plantes), etc.
- Utilisez, dans la mesure du possible, l’eau récoltée par votre tonneau de pluie ou l’eau de votre douche pour arroser vos jeunes plantes et plantes d’intérieur.
- Privilégiez une douche courte à un bain. Vous économiserez ainsi entre 40 et 70 litres d’eau.
- Économisez l’eau en fermant le robinet à temps quand vous vous savonnez, vous brossez les dents ou faites la vaisselle.
- Utilisez la chasse d’eau économique et, si vous n’en avez pas, placez une bouteille dans le réservoir de la toilette afin de limiter la quantité d’eau par chasse.