L'impact de la qualité de l'air sur la santé

La pollution de l’air, aussi bien intérieur qu’extérieur, est responsable de nombreux problèmes de santé et provoque chaque année des décès prématurés. Les troubles engendrés sont principalement des types respiratoires et cardiovasculaires : accidents vasculaires cérébraux, cancers du poumon, asthme et autres troubles respiratoires chroniques sont autant d’exemples d’affections fréquemment dénombrées dues à la pollution de l’air.

Plus d’infos sur le site de l’OMS et l’Agence européenne de l’environnement.

  • Troubles du système nerveux central (Accidents vasculaires cérébraux, vertiges, maux de tête…)
  • Irritations des yeux, du nez et de la gorge (Allergies, rhinites, conjonctivites, sinusites…)
  • Troubles pulmonaires (Asthme, cancer des poumons…)
  • Troubles cardiovasculaires (Hypertension, infarctus…)
  • Troubles du système digestif (Reflux, nausées…)
  • Troubles hormonaux (Dérèglements de la thyroïde…)
  • Troubles du système reproducteur (Baisse de la fertilité, naissances prématurées…)
  • Troubles dermatologiques (Eczéma, démangeaisons…)

 

Air extérieur

Malgré des progrès importants dans la réduction des émissions au cours des dernières décennies, la pollution atmosphérique représente toujours le plus gros risque environnemental pour la santé en Europe. Le dernier rapport annuel de Bruxelles Environnement (2019) révèle une nette amélioration de la qualité de l’air ambiant au cours de ces dix dernières années en Région de Bruxelles-Capitale. Cette évolution témoigne de l’efficacité des mesures mises en place pour réduire les émissions ainsi que du progrès technologique. Toutefois, bien que les valeurs limites européennes soient toutes respectées en Région de Bruxelles-Capitale en 2019 , la pollution de l’air continue de causer des problèmes de santé. Selon le rapport de l’Agence européenne de l’Environnement, en 2018 en Belgique, 7400 morts prématurés étaient imputables aux particules fines (PM2.5), 1200 au dioxyde d’azote et 350 à l’ozone.

De même, selon le rapport de la Cellule interrégionale de l’Environnement (CELINE), en 2018, 83% de la population en Belgique, soit 9 324 000 Belges, ont été exposés à des concentrations moyennes annuelles de PM2.5 supérieures aux valeurs recommandées par l'OMS. En ce qui concerne le NO2, 34 % de la population, soit 3 980 000 Belges, ont été exposés à des concentrations moyennes annuelles de NO2 supérieures à 20 µg/m³ (future probable valeur guide de l’OMS qui révise actuellement ces valeurs guides). En Région bruxelloise, la quasi-totalité de la population est exposée à des niveaux de PM2.5 et NO2 supérieurs aux deux seuils mentionnés ci-dessus.

Air intérieur

Nous passons plus de 80% de notre temps dans des espaces clos, où bon nombre de sources émettrices de polluants peuvent affecter notre santé. A titre d’exemples, les matériaux de construction et de décoration, les appareils de combustion, l’humidité, les moisissures, le mode de vie, mais également les activités humaines, les animaux domestiques, etc. Certains polluants ne sont présents qu’à l’intérieur des logements et leur concentration peut être jusqu’à 15 fois plus importante à l’intérieur qu’à l’extérieur. L’air intérieur est bien plus pollué que l’air extérieur car les polluants provenant du bâtiment, du mobilier, de l’air extérieur mais aussi de nos activités, s’y confinent.

Les enjeux sanitaires et économiques liés à la qualité de l’air intérieur sont donc eux aussi importants. En France, on estime à 19 milliards d’euros par an le coût de la mauvaise qualité de l’air intérieur, qui serait responsable de près de 20 000 décès prématurés. Dans le monde, 3,8 millions de décès prématurés ont été attribués à la qualité de l’air intérieur en 2016. 

Vous souffrez de problèmes de santé pouvant être liés à une pollution de l’air intérieur ? Prenez contact avec la Cellule Régionale d'Intervention en Pollution Intérieure (CRIPI).

Rapports et études pour en savoir plus :

Les groupes à risque plus exposés

Provoquant divers effets néfastes à court et à long terme sur la santé, la pollution de l’air constitue un enjeu de taille pour toute la société. Cependant nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne ; la pollution affecte chacun différemment en fonction du degré d’exposition aux polluants, de l’âge, de la sensibilité, de l’état de santé général… Dès lors différents groupes d’individus sont touchés plus fortement que d’autres, suite à une sensibilité plus forte aux effets d’une exposition à la pollution de l’air.  En effet, les personnes souffrant de problèmes respiratoires, de problèmes cardio-vasculaires, les personnes âgées, les femmes enceintes et les enfants sont considérés comme des personnes vulnérables.