Un air plus sain
Le dimanche sans voiture a permis d’améliorer de manière générale la qualité de l’air, avec une diminution importante des concentrations de plusieurs polluants. Par rapport à un dimanche moyen, les concentrations de monoxyde d’azote (NO) ont chuté de 80 à 96% et les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) ont chuté de 66 à 79%.
Les axes les plus fréquentés de la capitale ont été les plus impactés. À la station de mesure Régent par exemple, les concentrations de NO et de NO2 ont baissé respectivement de 94 et 79% par rapport à un dimanche moyen. Une diminution encore plus nette si l’on compare avec un jour de semaine moyen : 97% de NO ainsi que 86% de NO2 en moins ont été mesurés.
Une ville apaisée
Lorsque nous marchons, faisons du vélo et de la trottinette, cela a également un effet bénéfique sur l’ambiance sonore de la ville. Aux différentes stations de mesure situées à proximité des voiries, une forte diminution des niveaux de bruit de fond a été relevée. Par rapport au dimanche précédant l’événement du dimanche sans voiture, des réductions importantes ont été observées :
- Diminution de 17,5 à 22,5 dB(A) pour les stations de mesure à proximité de l’E40 à Woluwe-Saint-Lambert et de l’E411 à Auderghem. Cela équivaut à une baisse de 99% de la pression acoustique !
- Diminution de 3,2 et 8 dB(A) pour les stations de la rue Guillaume Tell à Saint-Gilles, de la chaussée de Wavre à Auderghem et de l’avenue Houba de Strooper à Bruxelles. Soit une baisse de la pression acoustique de 50 à 84%.
L’impact du trafic sur la santé
Le dimanche sans voiture est l’occasion d’attirer l’attention sur la pollution de l’air et le bruit causés par le trafic routier. L’impact sur notre santé est important. Selon les derniers chiffres de l’Agence européenne pour l’Environnement, la seule exposition aux particules (PM2.5) a entraîné 4.150 décès prématurés en Belgique en 2022, et l’exposition au dioxyde d’azote (NO2) 1.230 décès prématurés.
La réduction des émissions des polluants atmosphériques, en particulier du dioxyde d’azote produit entre autres par le transport, est donc un enjeu majeur. Entre 2018 et 2024, les concentrations annuelles de dioxyde d’azote (NO2) et de particules fines PM2.5 ont diminué de 7% en moyenne par an, et les concentrations de particules fines PM10 de 5% en moyenne par an.
Le trafic routier est non seulement à l’origine de la pollution de l’air, mais il est aussi la principale source de bruit en Région bruxelloise. L’exposition au bruit a également des conséquences sur la santé : elle peut causer des maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2, des troubles du sommeil, des problèmes de concentration et des troubles de l’apprentissage. Des recherches menées par Bruxelles Environnement ont montré que le bruit des transports a coûté près de 5.400 années de vie en bonne santé à la population bruxelloise en 2021, ce qui représente une moyenne de 4 mois par personne.
Malgré l’évolution positive de ces dernières années, la limitation des véhicules motorisés et l’utilisation de moyens de transport alternatifs restent un défi majeur pour garantir la santé et le bien-être des Bruxellois et Bruxelloises.